jeudi 8 mars 2012

Pour le femmes militantes pour un monde au féminin et masculin


« Genrer » le monde 
         


Pour plus de fraternité
Pour plus d’égalité,
Pour plus de solidarité,
Pour moins de machisme,
Pour moins d’égoïsme,
« Genrer » le monde,
Qu'est-ce qui cela signifie ?
Egalité de traitement,
Egalité des chances.
Emancipation sans contraintes,
Droits et devoirs partagés.
Pouvoirs plus démocratisés
Une politique aussi au féminin,
Egalité formelle devient réelle.
L’invisible devient visible,
Alors « genrer » le monde,
Deviendra une réalité possible.


Marilza de Melo Foucher
Ecris en mars 2009 

jeudi 26 janvier 2012

Un nouvel espoir pour la France

Un nouvel espoir pour la France

Si les lendemains sont gris, l’espoir est à peine caché derrière un rideau d’étoiles…
                                          Marilza de Melo Foucher (1)

La mandat de l’actuel Président de la République, Nicolas Sarkozy, s’achève bientôt, l’occasion pour les citoyens qui éliront le prochain Président de choisir entre continuer à regarder la France sombrer dans le pessimisme, ou s’indigner, en faisant valoir le droit d’avoir de l’espoir et une vision plus positive de l’avenir. Le changement est urgent et nécessaire.
Sommes-nous en mesure d’assumer une responsabilité collective face à l’avenir ou préférons-nous laisser la planète entre les mains des seules forces du marché mondial ? Comme l’écrit Jacques Attali dans son dernier livre « une brève histoire de l’avenir ». Comment sortir de ce pessimisme qui nous immobilise ? Les citoyens ne peuvent pas assister passivement à la dérive de la démocratie républicaine.
Il n’est pas aisé de faire le bilan des politiques mises en place par ce gouvernement. Le chef d’Etat a changé d’orientation tellement souvent au cours de son mandat qu’il a dessiné une politique en zigzags. Difficile dans ces conditions difficile d’avoir une vision d’ensemble des dégâts causé par ses réformes menées avec vitesse et précipitation. Certaines réformes précipitées ne sont déjà plus en œuvre et souvent les paroles n’ont pas été suivies par des actes.
Le chef d’Etat a-t-il été réformiste ? Oui, d’un point de vue quantitatif, au regard du nombre de réformes lancées. Non, si l’on envisage leur aspect qualitatif. La majorité d’entre elles ont été contre-productives : provoquent la confusion plutôt que la clarification. Comment pouvons-nous qualifier cette méthode de gouvernement de réformisme ?
Depuis l’arrivée de M. Sarkozy à la tête du gouvernement de la France, la parole politique a perdu toute crédibilité tant on a pu constater une banalisation des effets d’annonce au plus haut sommet de l’Etat et des contradictions. Les déplacements du chef de l’Etat donnaient l’impression d’une campagne électorale permanente. Il semblait souvent lire le même discours, n’en changeant que les conclusions... sans que la presse ne soulève jamais ambigüités de cette situation, quelques humoristes exceptés.
Le Président à pris l’habitude de changer son discours sur la crise financière. Il suffit de rappeler que M. Sarkozy, version 2007, prêchait la déréglementation boursière, défendait les prêts hypothécaires et incitait au développement des si tristement célèbres « subprimes », invitant les familles française à s’endetter.
Aujourd’hui il semble condamner le capitalisme financier dont il a toujours été un farouche partisan. Pendant la campagne de 2007, il affirmait : "Ma conviction c'est qu'une des questions centrales pour la France, c'est celle du pouvoir d'achat des français, les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles". On est loin du compte !

Les copains d’abord : La gouvernance des amis.
’actuel Président a tout fait pour avoir le contrôle du 4ème pouvoir. Il faut reconnaître qu’il a réussi à construire, tout au long de sa carrière politique, un large réseau médiatique. Tous les patrons de chaines de télévisions privés sont ses amis, tout comme les patrons de la grande presse écrite et radiophonique, dont voici quelques exemples : Vivendi, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pinault, Jean-Claude Decaux, Bernard Arnaud, Serge Dassault.
Le Président ne se satisfait pas seulement de son réseau privé : le 5 mars 2009, deux lois ont été promulguées touchant le secteur audiovisuel public de plein fouet, avec trois grands volets : la réorganisation de France Télévisions, la nomination des présidents des sociétés nationales de programme par le Président de la République et la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques. Cette réforme sera très contestée par ses opposants. Elle sera l’une des plus controversées. On lui reproche d’avoir ainsi rétabli la mainmise de l’exécutif sur l’audiovisuel public comme à l’époque de l’Office de la radiodiffusion-télévision française (ORTF).
Il est à noter qu’un intéressant parallèle peut être établi entre le réseau médiatique du Président et le classement annuel du palmarès des plus riches personnalités de la planète, selon la revue américaine Fortune.
Plus de la moitié des dix premiers Français les plus riches sont présents dans le secteur de la communication : Bernard Arnault (17 milliards de dollars), Serge Dassault (7,8 milliards de dollars), François Pinault (5,9 milliards de dollars), Jean-Claude Decaux (5,4 milliards de dollars), Martin Bouygues (2,4 milliards de dollars), Vincent Bolloré (2,2 milliards de dollars). A voir ces infos dans « Les nouveaux chiens de garde » - Serge Halimi).
Est-ce un hasard si tout le gratin du patronat médiatique était invité au banquet offert par Monsieur Sarkozy, pour fêter sa victoire au Fouquet’s, établissement qui appartient à son ami Dominique Desseigne, PDG du Groupe Lucien Barrière. On a ainsi pu voir les meilleurs classés du Cac 40 autour de la table du nouveau patron de la France ! A cette occasion le Chef d’Etat a voulu apparaître en grand fédérateur du club Fouquet’s, que son ami Christian Estrosi appelle la grande brasserie populaire de Paris ! Avec ce geste il a forgé la gouvernance des amis.
Le champion des « buzz » médiatiques

Pendant les derniers jours de la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a donné l’image burlesque de l’avenir des médias français. Qui a oublié cette mise en scène où il galope en souriant sur son cheval blanc tel Napoléon ? Il regardait avec gourmandise les journalistes qui le suivaient tous, entassés dans une charrette tirée par un tracteur. Cette vision métaphorique est l’image que M. Sarkozy a voulu donner de la presse française. Sa stratégie de communication semble bien ficelée. Sa méthode tactique est d’imposer son agenda politique aux journalistes et aux médias.

La communication devient une action politique. Il a su gouverner pour communique, en mettant en valeur la démocratie d’opinion. Dans ce sens, il est devenu le champion des « buzz » médiatiques. Ces derniers sont doublement efficaces. Ils donnent le sentiment que le gouvernement agit avec détermination. Il fait en sort de donner des fausses bonnes nouvelles à la presse et des scoops… L’autre finalité de la création de ces « buzz » médiatiques est de déstabiliser en permanence la gauche, de fragiliser les mouvements sociaux et de ridiculiser les syndicats tout en prêchant le dialogue social…
Ainsi pendant tout le mandat du Président, sa grande spécialité a été de dresser les uns contre les autres. Ses « buzzmédiatiques » visaient aussi à donner l’image qu’il a mis en application ses promesses de campagnes ! Sur les chaines de télévision le martèlement médiatique a été parfois exagéré. La frontière avec la manipulation de l’opinion publique est toujours ténue : défilés permanent de ministres sur les plateaux des télévisions et radios, tous avec des éléments de langage identiques, bien formatés par l’Elysée.
Mais fort de sa tactique, M. Nicolas Sarkozy met aujourd’hui sur le dos de la crise économiques tous les échecs de son gouvernement.
Et le martèlement médiatique reprend des airs de campagne pour la plus grande joie de professionnels de la communication. Tous les ministres parlent d’une seule voix pour affirmer que la crise financière a empêché le Président de bien mener ses réformes… Le gouvernement décline toute responsabilité… le « buzz » médiatique reprend sa dynamique. Pourtant, il est notoire que le Président est un converti de longue date à la doctrine néolibérale, son obsession pour la croissance économique et la dérégulation de l’économie de marché est absolue.

L’émergence de l’Etat Entrepreneur sous la Présidence Sarkozy.

M. Nicolas Sarkozy n’a pas manqué les occasions pour illustrer sa vison de l’Etat et son éloignement des valeurs républicaines et démocratiques. Pour lui, il fallait gérer l’Etat comme une entreprise privée. En tant qu’avocat d’affaires, il était prêt à défendre ses intérêts. Pour cela il fallait investir dans la déconstruction de l’unité républicaine.
Ce gouvernement est responsable du démantèlement du rôle de l’état dans la gestion et la cogestion des politiques publiques, il a dilapidé les ressources de l’Etat, avec le boucler fiscal, en défiscalisant les revenus de la fortune, de la rente et de l’héritage. Son souci prioritaire a été d’alléger les impôts des plus aisés. Il a préservé sa grande proximité avec les milieux de l’argent. Le Président Patron, pour sauver les banques, a su mobiliser tous ses efforts. Il continue de tout faire pour empêcher l'écroulement du système financier, mais rien ou presque n’a été fait pour créer un dynamisme dans le monde du travail.
Le gouvernement de Mr Sarkozy a toujours manqué d’ambition présidentielle en matière d’équité. Il va laisser un France non seulement dans une grave débâcle économique, mais aussi dans une profonde faillite morale et éthique de l’Etat républicain : perte de sens, dénigrement de la sphère publique, intérêt personnel primant sur l’intérêt général.
Le Président a su, tout au long de son mandat, cultiver la méfiance systématique vis-à-vis de la sphère publique. Avec lui l’Etat a perdu ses fonctions sociales et sa liberté d’agir pour le bien-être des citoyens. L’Etat central n’est plus garant de la solidarité nationale, ni capable d’assurer l’équité entre les différentes collectivités et les inégalités territoriales ne cessent de grandir. Avec lui au pouvoir, la décentralisation de l’Etat a pris un virage loin de renforcer la démocratie et la solidarité territoriale. Son but était plutôt de diminuer le rôle de l’état en transférant de nombreuses compétences aux collectivités territoriales sans pour autant leur donner, en contrepartie, de nouvelles ressources pour financer les nouvelles charges transférées. Il a plutôt créé le désordre dans les échelons de la gestion territoriale.
La société française, dont la cohésion sociale était déjà très fragilisée par une crise sociale sans précédent, est confrontée par l’ampleur et la brutalité de la dégradation du marché du travail. La France avait déjà connu une profonde situation de chômage mais jamais la hausse n’a été aussi brutale et rapide que ces derniers mois.
Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement s’est employé à provoquer, au pire moment de la crise économique, un débat sur la question de l’identité nationale, divisant davantage encore la France sur les sujets de société. Comment, dans ce contexte, sortir la société française du pessimisme ?

La gauche pourra-t-elle raviver l’espoir sur ce champ de ruines et reconstruire le vivre-ensemble ?

La Gauche socialiste ne doit pas se laisser fasciner par le modèle de gestion imposé par la gouvernance mondiale. Ce modèle a contribué à ruiner les fondements de la démocratie des Etats. La démocratie est un ensemble de valeurs, de droits et de libertés si nous désertons de ces droits il ne vaut plus la peine de réaliser les élections ! Il ne faut pas laisser la dictature du marché nous gouverner. Si nous nous arrêtons pour analyser les conséquences du transfert des pouvoirs aux « agents globaux » nous pouvons comprendre le désordre planétaire.
La solution serait de restaurer la conception démocratique de l’état et ses prérogatives : participer pour réorganiser les structures multilatérales de la gouvernance mondiale.
Il est tout aussi urgent de tirer les leçons des gouvernances de gauche en Europe. La redistribution de la richesse, le partage, la justice sociale ne sont ni dépassés ni périmés. Le sens de la solidarité, de la réciprocité reste une motivation forte. Ainsi que la politisation de thématiques collectives pour reconstruire la citoyenneté.
La gauche doit être fière de son patrimoine, il ne faut pas laisser à la droite le monopole des stratégies de communication destinées à effacer de la mémoire des français, les conquêtes sociales réalisées par la gauche, dont beaucoup ont été des combats douloureux.
La liste est longue : lutte pour les droits des travailleurs, laïcité républicaine et liberté de conscience, congés payés, retraite, liberté d'association, libertés publiques, suffrage universel, assurance-maladie, enseignement obligatoire, droits des femmes, services publics, égalité devant la loi, abolition de la peine de mort, liberté de la presse et liberté d’expression. Remémorez-vous !
Le défi de la gauche est de s’adapter à un monde en mutation, elle doit être porteuse d’une nouvelle approche du développement pour construire un projet de société plus juste et solidaire, respectueux de l’être humain et de son environnement.
Seule une vision systémique du développement peut garantir la durabilité écologique, sociale, culturelle, politique et économique.
Ce nouveau mode de vie promeut la juste répartition des fruits de la croissance économique et le droit à un environnement protégé. Dès à présent, il nous faut créer les outils nécessaires pour affronter des défis globaux tels que l'accroissement des inégalités, la lutte contre l’appauvrissement, la raréfaction des ressources naturelles, le réchauffement climatique, tous ces problèmes ne peuvent être traités qu’avec une vision globale et dans la durée.

(1)Docteur en Economie spécialisée en question du développement intégré et solidaire

Note : Informations consultés dans la presse, revues politiques, le DILA-Informations légales et administratives.

Pour fêter2012 sous une pluie d’étoiles

Pour fêter2012 sous une pluie d’étoiles


Imaginez que si les lendemains sont gris,
L’espoir est à peine caché derrière un rideau d’étoiles…
Il suffit de regarder la voute céleste…
Laissez les nuages défilés…
Regardez ce ciel d’orage,
Il s’éclate de rage.
La beauté ne se prive pas de révolte !
Ne soyez pas plombés par le désespoir
Tirez le rideau, libérez l’espoir.
Indignez-vous ! Faites rayonner le beau jour !

Bonne année !

Marilza de Melo Foucher




mercredi 25 janvier 2012

jeudi 17 février 2011

La République des Intouchables

La République des Intouchables

Marilza de Melo Foucher(1)


Ces dernières années, le gouvernement Sarkozy a fait face a une avalanche d’affaires toutes plus scandaleuses les unes que les autres. A peine la polémique désamorcée, une autre se déclenche. Le vaudeville sarkozien continue d'animer l’actualité internationale, au grand désespoir des citoyens français. Tandis qu’ils assistent au démantèlement des services publics et peinent à boucler leurs fins du mois, le Président et ses Ministres affichent, eux, un mode de vie exubérant et s'acoquinent avec les hommes d’affaires.

La faillite de l’Etat Français, mode de gestion privilégié par le premier Ministre Fillon, tout comme l'accélération de la débâcle économique, sont deux tendances qui se pérennisent depuis 2007. Mais, force est de constater que la France est avant tout confrontée à la faillite morale et éthique de l’Etat républicain: perte de sens et dénigrement de la sphère publique, intérêt personnel primant sur l’intérêt général. Depuis quatre ans, ce gouvernement, qui prétend mener des concertations tous azimuts, privilégie en fait les intérêts particuliers et reste sourd aux préoccupations premières des Français. Il ne fait plus illusion aujourd'hui.

La France va mal, mais son Président et ses Ministres se portent bien, à coups d'effets d'annonces. Nicolas Sarkozy à chaque scandale annonce une réduction du train de vie de l'Etat. Les conflits d’intérêt sont poussés à leur paroxysme, ce gouvernement a perdu tout sens de l’esprit public. Il est immoral de profiter de l’argent des dictateurs, quand leur peuple est dans la rue pour clamer la démocratie et la justice sociale. Il est immoral de profiter des faveurs des groupes industriels, des propriétaires des médias, quand le peuple français souffre de privations, quand la majorité des français ne peut plus vivre avec sa retraite, quand les hôpitaux publics, les écoles, les commissariats, les tribunaux ferment leurs portes, quand le secteur de la justice, de l’éducation sont privés des moyens nécessaires à leur juste fonctionnement, garant du triptyque républicain : liberté, égalité, fraternité.

La jeunesse de ce pays doute de son avenir, la pauvreté ne cesse d’augmenter. Mais, la vérité, c'est que les ministres n’ont pas le temps de plonger dans la réalité des français. La faute au cumul ! Ils connaissent mal les dossiers et le vécu de leurs concitoyens. 

Cette république des intouchables banalise les conflits d'intérêts entre secteur public et secteur privé, entre mandat exécutif et mandat législatif. 

Ces mercenaires de la politique, avides, indifférents à l'intérêt général, sont assoiffés de pouvoir, de façon presque maladive. Pour eux, cumuler le maximum de pouvoir c’est aussi cumuler capital politique et statut social. Dans cet élan, plus les élus cumulent et concentrent de pouvoirs, plus ils acquièrent de légitimité politique et plus les conflits d’intérêts se multiplient. Existe un mélange des genres qui frôle ainsi la corruption. On assiste impuissant à l'accaparement de l’Etat par les proches du Président. Mais, le mot corruption reste un tabou !  Ségolène Royal elle-même avait failli être clouée aux piloris quand elle avait qualifié de corruption le système Sarkozy !

Voilà de quoi rendre la classe politique peu crédible auprès des Français. Pour quoi et dans quels intérêts ses députés/sénateurs sont-ils nombreux à prêter serment pour avoir le statut d’avocat ?

Font-ils usage de leur pouvoir politique pour tirer partie de leurs réseaux, font-ils adopter les textes de loi sous la pression ? Une enquête d’investigation s'impose sur les élus du Parti du Président : combien compte-t-il d’avocats d’affaires, de cabinets de conseils, quels sont ses liens avec  les lobbies, comment agissent ses députés … Malheureusement le journalisme d’investigation est en voie de disparition sous le règne Sarkozy. Mediapart résiste grâce à l’internet et à la cotisation de citoyens engagés. Le Canard Enchainé garde son réseau de fidèles, « passeurs de vérités ».
Les publi reporters continuent de banaliser en généralisant les problèmes. Plutôt que d’affirmer que les choix politiques de Sarkozy aggravent la crise ils affirment : la France est confrontée depuis 15 ou 30 ans à telle ou telle problématique. Curieux, non, alors que la France a été gouvernée plus longtemps par la droite que par la gauche. 

Alors, INDIGNEZ-VOUS ! Aidez la France à récupérer son image démocratique au niveau international. 

La France ne peut pas devenir une république vaudeville. La France a besoin d’un journalisme de vérité, critique, pertinent, pas d'un journalisme aux ordres ; un journalisme d'investigation, capable d'analyser au fond, de contredire les mensonges au plus haut sommet de l’état, de diagnostiquer la situation d'hier et d’aujourd’hui. 
Journalistes de France, unissez-vous, pour être indépendants et libres. Faites votre boulot, tout votre boulot, rien que votre boulot et appuyez-vous sur les syndicalismes professionnels pour défendre toute attaque aux libertés d’expression.

(1) Franco-brésilienne, Do
cteur en Economie
Consultante Internationale pour le développement intégré et solidaire

jeudi 9 décembre 2010

Mon jardin avec ses habits d'hiver.

Je regarde les flocons de neige tomber sans bruits.
J’apprécie cette beauté si légère et éphémère.
Les arbres dénudés bravent l’hiver, …
Leurs branches sont couvertes de filigranes d’argent
Sur leurs pieds repose un manteau blanc de neige
Avec la marque des mes empreints. …
Je marche sur ce décor en blanc avec gaieté,
Emerveillée par mon jardin enneigé,
Je sens mon cœur réchauffé par cette beauté.

Marilza de Melo Foucher
Posted by Picasa

jeudi 18 novembre 2010

Les 3 potiches

Les 3 potiches

Une soirée de pantalonnade,
Journalistes potiches pour petits écrans,
Sarkozy plein cadre,
Eux 3 placardés en vignettes ci-dessous,
Bredouillants face au roi…
Ils défilent sur l’écran de la télé
Ecrasés, accusés, pas même désemparés,
Ils sacrent le nouveau arrivé ! 
Métamorphosé en De Gaulle,
Pompidou, Mitterrand, Chirac,
Avec les habiles de Fillon.
Offrant une nouvelle virginité politique,
Pour se présidentialiser !
Encore un effort raté.
Il était un peu déboussolé,
Perd-t-il son identité ?
Mi flagorneur, Mi menteur,
Un vrai jeu d’acteur…
Zen-attitude étrange,
Pour une soirée caméléon
Un Président en dérision.


MMF nov.2010

pantalonnade :
À l'origine, une pantalonnade désigne la manière de jouer de
Pantalon, célèbre Géronte de commedia dell'arte aux comportements souvent excessifs.
Actuellement un spectacle de
théâtre ou un film est traité péjorativement de pantalonnade lorsque son traitement, outrancièrement expressif, ne domine qu'imparfaitement ses effets et bascule dans l'exagération bouffonne, grotesque ou même macabre au détriment du ressenti et de la crédibilité du jeu. Contrairement au cabotinage, la pantalonnade est généralement un résultat collectif. Elle découle donc plus directement du script que d'initiatives venues des acteurs. C'est donc habituellement la direction d'acteurs qui est la vraie responsable d'une pantalonnade, bien que fort souvent ce soient les acteurs et les actrices qui en prennent directement le discrédit.

samedi 18 septembre 2010

Les conquêtes sociales : doit-on en être fier ou les voir comme un handicap ?


Les conquêtes sociales : doit-on en être fier ou les voir comme un handicap ?  


La France traverse une période sombre de son histoire politique. Son modèle républicain vacille.

Que ce soit pour les citoyens ou leurs gouvernants, de gauche comme de droite, les conquêtes sociales du XXe siècle constituaient le socle de la république française.
Elles sont représentées, aujourd’hui, par la droite Sarkozyste comme un handicap.
A travers l'idéologie qu'il véhicule, le gouvernement, issu du pouvoir de l’argent, assène sans relâche un message simple, voire simpliste : le modèle social français serait obsolète !
Le principal vecteur de ce message ce sont les médias qui véhiculent sans véritable objectivité ni sens critique cette idéologie. Force est de constater que la démocratie d’opinion fait loi.

Il est regrettable qu’une grande partie des journalistes de la télévision, des radios et de la presse écrite acceptent d’endosser cette image.
Le martèlement médiatique dure déjà plusieurs années. Il présente à l’opinion publique les conquêtes sociales comme un frein au progrès.
La France serait rétrograde, en retard sur les autres pays. et ferait peser un vrai handicap sur l’Europe.
La gauche ne serait plus porteuse d’aucun projet.
Quel français n’a pas perçu ces messages ?

Pourtant, la république française se définit comme : Une et indivisible, laïque, démocratique, sociale. Les principes de citoyenneté sur lesquels elle repose sont Liberté, égalité et fraternité. Elle doit garantir à tous une aide de la collectivité pour affronter les difficultés que chacun peut rencontrer au cours de sa vie (maladie, chômage). Cette solidarité est palpable et se traduit dans les faits par des services tels que la Sécurité sociale, la santé, la justice, l'éducation pour tous.

Mais qui le rappelle encore ? Qui transmet cette histoire ?

La régression des valeurs républicaines semble inéluctable, annihilant ainsi tous les efforts de la démocratie sociale pour une meilleure prise en compte de la citoyenneté.
Ceux qui résistent au nouveau modèle sont des dinosaures, des rétrogrades sont pointés du doigt, ils empêcheraient la France, l’Europe d’avancer dans un monde globalisé Aujourd’hui  l’expansion de cette droite a été un peu affaibli  par la crise économique, toutefois elle a tellement de pouvoir qu’elle a déjà laissé son emprunt dans la société auquel l’individualisme prime sur l’intérêt collective. La conception de l’Etat en tant que défenseur de l’intérêt général n’existe plus pour la droite Sarkozyste, l’esprit républicain est enterré ! Elle essaie de détruire les valeurs du monde de travail, du monde intellectuel lié à la recherche de sciences humaines. Ce martèlement  dure depuis tellement longtemps, que l’opinion publique finit par adhérer cette fatalité.

La France a bien changée dans les années 80, les journalistes faisaient des analyses politiques percutantes et contradictoires, ils connaissaient bien leurs dossiers  et respectaient une certaine déontologie professionnelle. Ce type de journalisme avait une réputation internationale et faisait école partout où la liberté d’expression était mise en cause. Pourquoi les nouveaux propriétaires financiers de  la presse semblent-ils avoir disqualifié ce type de journalisme ?

Le peuple français a lutté durement pour acquérir et défendre ses acquis sociaux.
De nombreuses catégories sociales sont descendues  dans les rues pour crier leur révolte. Ne touche pas à mes droits ! Ne touche pas à mon école ! Ne touche pas à mon pote !
L’esprit démocratique de la république française primait et le droit de  grève était la traduction sociale de liberté politique.

Mais aujourd’hui la télévision nous assène que les français en auraient marre des grévistes. Fini la solidarité du chacun pour tous, aujourd’hui le chacun pour soi remplace la société du droit.
La république française serait prête à brader ses valeurs d’égalité et de liberté, indissociables de la fraternité.
Autrefois valorisée, la citoyenneté semble aujourd'hui en déshérence. Faut-il vraiment le  croire ?

Aujourd’hui les compagnons de genre humain vaguent sur les pavés de la ruine sociale.

Triste France qui a perdu le sens la fraternité.

Triste France qui a perdu son identité.

Aujourd’hui, la majorité des médias ressassent la rhétorique de la droite conservatrice au pouvoir : les pays de l'Union européenne ont tous augmenté l’âge de la retraite, la France devrait faire de même.
Rien d'étonnant en somme, l'Europe étant  devenue majoritairement conservatrice, l'échiquier politique étant dominé par la droite néolibérale.

Il est temps de mettre la citoyenneté politique au service de la  République.

La fraternité repose sur le respect de la dignité humaine et de la solidarité entre les hommes et femmes. Elle n'est pas ringarde, elle est moderne !

Sans rêve, la réalité perd la saveur du défi !

Marilza de Melo Foucher
Docteur en Economie, spécialiste en développent territorial intégré


lundi 2 août 2010

Investigation Satirique sur l’Île d’Arros.

Investigation Satirique sur l’Île d’Arros.


Ici sur l'ile d’Arros le temps est calme…la mer redevient d'une rare beauté turquoise. On a aperçu des visiteurs dans la maison de Madame, ce sont ses amis venus du Sarkoland. Ils n’ont pas peur des requins ni des moustiques qui infestent les environs. Ici ils nagent avec Madame dans une mer tranquille car tout ce qui brille paralyse les requins, contaminés par les métaux précieux.

Suite à la publication de photos d’Arros dans Paris Mach, la société Boeing business Jet a inauguré une ligne Neuilly / Arros, afin que la droite bling bling décomplexée puisse profiter de toute cette beauté.

La mission de notre laboratoire devient plus difficile, mais les recherches avancent. Nous avons obtenu des financements de L’Oreal et avons de fortes chances de trouver un vaccin anti-corruption. L’équipe est confrontée à une décision des conseillers de Madame en totale contradiction avec notre mode de fonctionnement et notre mission. Selon eux, le financement de notre recherche sera finance par des versements en liquide. Chaque mois, chacun recevra son enveloppe. Madame a déclare qu’elle n’aime pas la bureaucratie française. Elle n’accepte aucun contrôle, surtout avec Sarkozy au pouvoir. Madame attend que son ami privatise l’Etat Français. Elle pourra enfin racheter le CNRS. Elle a déjà suffisamment aidé ses amis de la droite décomplexée qui faisaient la queue devant son domicile pour chercher leurs enveloppes. Sarko est d'ailleurs devenu Président de la République en partie grâce à elle. Il est enfin le Patron de la France comme il en a toujours rêvé. Madame B. a aussi embauchée la femme de Woerth, trésorier du parti du Président et Ministre du budget a ses heures perdues.

Par solidarité avec les chercheurs français, notre laboratoire a décidé de faire un don au groupe de pression « Sauvons la Recherche ». Nous pensons que le vaccin anti corruption sera mis en application avant les élections 2012. Mais balayer un système corrompu peut prendre des années. Heureusement nos bureaux sont installes dans un site magnifique, entre les moustiques et les requins. Chaque jour connait son lot de révélations.

On a vu Sarko se réjouir à la Télé avec Poujadas. L’enquête menée par son ami le procureur Courroye, est close ! Tout le monde est blanchi. Tout est bien qui finit bien pour la caste de Neuilly au pouvoir. Il ne faut pas oublier que Sarko avait fait campagne avec le slogan « Ensemble tout devient possible ! »

S’allier et s’approprier le monde des affaires, semble une tactique profitable a la dynastie Sarkozy. Le Président a essayé de placer son fils cadet de 23 ans, sans diplôme et avec à peine deux semestres d’étude en droit, à la direction du premier quartier d’affaires d’Europe, l’EPAD ! Sans oublier la distribution à ses amis de postes clés dans les secteurs stratégiques. Selon la revue Challenge, la liste des patrons nommés par Sarko, depuis 18 mois, s’allonge.

e clan Sarkozy a aussi le sens des intérêts de la famille ! Le frère du Président, Guillaume s’occupe de retraites complémentaires au sein du groupe Malakoff/Médéric, le cartel le plus puissant d’Europe dédié aux retraites complémentaires ou il milite pour la fin du système de retraites par répartition. Curieuse coïncidence alors que Sarkozy lance sa grande réforme des retraites et fait cette déclaration : « Je souhaite que soient confiées de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires. (…) La solidarité nationale continuera de remplir sa mission, a prédit le chef de l'État. Mais à ses côtés, d’autres formes de protection sont appelées à se développer ». Collusion d’intérêts familiaux ou opportunisme de circonstances ? Le rouleau compresseur est en route ! La solidarité nationale va difficilement pouvoir résister au démantèlement de son système de retraites devenu une affaire de famille !

L’autre frère Sarkozy est, depuis 2005, vice-président du conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma. François Sarkozy, après sa carrière hospitalière et 10 ans dans l’industrie pharmaceutique, en France et aux Etats-Unis, s’est également pris d’amour pour la gériatrie. Il a fondé la chaîne LongevitTV, sponsorisé par Sanofi/Aventis. Il est aussi président de Managing Partner d’AEC Partners, cabinet de conseil en stratégie et en organisation spécialisé dans le domaine de la santé, industries pharmaceutiques et services bancaires. Des experts médico-pharmaceutico-bancaires ! On est en droit de se demander si les initiatives présidentielles, ne confortent pas les intérêts économiques privés de ses proches…Si sa passion pour le Plan Alzheimer est sincère ! Si par hasard, n’existent pas des conflits d’intérêts…

Sans oublié son demi-frère ! Olivier copilote, depuis 2008, l’activité mondiale des services financiers du Groupe américain Carlyle. Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d'activités :

l'aéronautique, la défense, l'industrie automobile, les transports, l'énergie, les télécommunications et les médias. Rien moins que ca ! Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est. Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres1 et emploie, plus de 515 professionnels de l'investissement dans 21 pays.

On se demande pourquoi le Président défend bec et ongles son bouclier fiscal. Son lien avec le monde des affaires est viscéral et il semble avoir un gout certain pour les intérêts particuliers plutôt que collectifs.

Nous vous souhaitons de bonnes vacances.


Signé les Chercheurs anti-corruption
Note : Les informations consultées sur les sites internet de ces entreprises et dans les différents journaux d’affaires







jeudi 1 juillet 2010

Dans quel France vivons-nous ? Dans une démocratie ou dynastie?

Pour quoi la troupe sarkozyste s’est mis en ordre d’attaque contre Ségolène Royale et le PS? Dans la dynastie de la sarkoland il est interdire de critiquer le CHEF! Dans quel France vivons-nous ? Dans une démocratie ou dynastie? L’Etat sarkozien décrète l’impunité pour ceux qui sont au pouvoir et pour les fortunés, ceux là sont décorés par la légion d’honneur ! Les questions posés par de journalistes sarkozyste ou certains internauts sarkozyste devient est accablante ! Ils veulent rétablir l’équivalence et mets tout le monde dans le même sac. C’est vouloir comparer l’incomparable ! La liste des Ministres touchés par l’abuse de bien public et de l’argent de l’état est assez long….sans comptez que l’affaire Bittencourt n’a pas d’équivalence en France!

Il semble que le mélange de l’intérêt public et de l’intérêt privé c’est une chose normal. Non et NON nous sommes dans un Etat de droit, dans une démocratie Républicaine. Est-il conciliable pour un Ministre du Budget et Trésorier du parti UMP du Sarkozy d’y aller chercher des dons auprès de grandes fortunes ? NON !
Dans ce cas comment taire l’indignation d’un peuple face à l’affaire Bittencourt ? Avec tous ces scandales ses derniers temps, le gouvernement ose vouloir taire l’opposition ? La liste des Ministres touchés par l’abuse de bien public et de l’argent de l’état commence à devenir assez long…. Madame Royale dit haut et fort sur une réalité de corruption qui dérange.
La France est dans une débâcle financière, dans une dégradation de la moralité et son Président et ses amis essaient de détourner l’opinion publique sur un fait grave de corruption. Oui Ségolène a raison !Tout que a dire Madame Royale correspond exactement la définition de la corruption : Selon Wikipédie : La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Dans ce sens comment gouverne Mr. Sarkozy ? De quels scandales se rappelez-vous ses derniers temps ?

mercredi 12 mai 2010

3 ans de zigzags : Avec Nicolas Sarkozy le développement durable est de plus en plus insoutenable.

              
M. Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont en contradiction avec l’initiative du Grenelle de l’environnement. En effet l’environnement n’est pas une démarche isolée, il est nécessaire de l’appréhender par le biais d’une vision systémique du développement se fondant sur la recherche d’intégration et de mise en cohérence de politiques sectorielles. Ceci impose un traitement conjoint des effets économiques, sociaux et environnementaux de toute politique ou action humaine. La préservation des écosystèmes sur lesquels reposent la vie humaine, animale et végétale est tout aussi fondamentale que la lutte contre les inégalités sociales et la redistribution des richesses. Nonobstant, il semble que N.Sarkozy n’est pas soucieux de lier exigences environnementales et revendications sociales. Le Grenelle de l’environnement a été simplement une tribune pour apparaître à côté d’un prix Nobel et attirer la presse américaine et européenne. Pour les écolos de façade, les grandes messes sont toujours utiles pour leur notoriété ! M. Sarkozy, est un bon prédicateur quand il lit les discours de son conseiller et, le Grenelle de l’environnement fut une mise en scène parfaite pour créer un impact du monde médiatique jusqu’alors sur le charme de N.Sarkozy 1er.

Il faut remarquer que les français commencent à s’habituer aux mises en scène sarkozyste et aux grands discours sans lendemain. Depuis l’arrivé de M. Sarkozy à la tête du gouvernement de la France, la parole politique a perdu toute crédibilité tant on constate une banalisation du mensonge au plus haut sommet de l’Etat. Il suffit d'énumérer les derniers engagements restés sans suite et autres assertions gratuites : en finir avec les paradis fiscaux, les patrons voyous ; empêcher la fermeture des usines ; faire baisser le chômage ; chercher la croissance avec les dents, etc. Il faut lire son discours lors de la conclusion du Grenelle de l’environnement en 2007 le Président affirmait avec conviction : L’Etat sera précurseur dès 2008, tous les ministères et toutes les administrations feront leur bilan carbone et engageront un plan pour améliorer de 20 % leur efficacité énergétique.

Dès 2008, le code des marchés publics sera réformé pour que les clauses environnementales ne soient plus une faculté mais une obligation.

Dès 2008, tous les projets de bâtiments publics respecteront les meilleures normes de performance énergétique.

Et dès 2009, tous les nouveaux véhicules des administrations devront être propres. Ce grand programme n’est pas une dépense, c’est un investissement. C’est l’investissement le plus rentable que nous pouvons faire aujourd’hui .

Pour le seul secteur du bâtiment, nous allons créer 100 000 emplois et de nouvelles filières de formation. Dans le seul secteur des nouvelles énergies, 50 000 emplois seront créés. Etc,etc.

(Pour un bilan détaillé des trois ans d’application du Grenelle de l’environnement, lire l’article de Jade Lindgaard sur Mediapart.)

Aujourd’hui la cacophonie sur la grande messe du Grenelle de l’environnement est au sommet du pouvoir et les propositions du monde associatif, les Ongs engagés dans le combat de longue date attendent toujours les engagements pris par M.Sarkozy! Vous croyez toujours à ses promesses ? Lisez les mesures issues du Grenelle de l’environnement et faites vous-même le bilan !
Pour mettre en place les promesses du Grenelle de l’environnement il fallait élaborer des politiques publiques ciblées qui facilitent le changement de comportements et une vraie stratégie du développement conçue de façon systémique et articulé afin de créer des instruments efficaces capable de concilier la croissance économique, avec le respect des écosystèmes, protection environnementale et sociale assurant un avenir pour les nouvelles générations. Mais le concept et la mise en œuvre du développement durable pour ce gouvernement demeure flou et indéfini.

Comment peut-on parler de développement durable en France quand les institutions politiques et économiques sont affaiblies et les programmes sociaux étouffés ? Où va l’économie lorsqu’elle est dominée par le monde de finances et l’économie se détache du social ?

Dans la vision de l’orthodoxie libérale du gouvernement Sarkozy, l’Etat est en train de perdre ses fonctions sociales et sa liberté d’agir pour le bien être de ses citoyens. Dès le début de son mandat que M. Sarkozy agit en tant que PDG d’un Etat Entrepreneur affaiblissant le rôle de l’état dans les prestations de services publics. Les premières mesures prises, telle que la franchise médicale et les cadeaux fiscaux faites aux riches sont des exemples concrets sur la façon entrepreneurial de gouverner la France, des cadeaux pour des riches et des contraints pour les pauvres et classe moyenne…. Cet Etat dans l’avenir proche sera incapable de garantir une intégration politique et sociale fondée sur le droit élémentaire d’accès à une éducation de qualité, un système de santé, un assainissement, et enfin à l’usufruit du bien public.

Une chose positive est toutefois à relever : les jeunes sont très sensibles à la démarche du développement durable et l’opinion publique en France commence à se réveiller. Petit à petit l’opinion publique commence à faire la différence entre l’écologie politique, l’écodéveloppement solidaire, l’écologie du spectacle et tous ces faux écologistes qui agissent par opportunisme politique or pour profiter d’un marché juteux en ce qui concerne le commerce avec les services environnementaux. Le marketing écologique est en marche avec les grandes entreprises transnationales prêtes à contrôler le marché des énergies renouvelables et d’autres technologies dites vertes.

J’espère que le monde associatif, académique engagés pour un autre développement ne sera pas dupe avec le Grenelle 2 ! Il ne faut pas baisser les bras face aux beaux discours qui en rien ne se traduisent dans des actions concrètes. Il faut continuer à se mobiliser pour un écodéveloppement solidaire, pour une société plus équitable. Cela veut dire un développement, économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Cela signifie aussi une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doit prendre le pas sur le simple échange d’informations.

Marilza de Melo Foucher

Consultante Internationale

Docteur en Economie















lundi 19 avril 2010

Rien de plus que des mots,

Rien de plus que des mots,



Mots qui s’ajoutent,

Mots qui se croisent,

Mots cachés,

Mots transmutés,

Mots libérés,

Mots sans vers,

Mots sans prose,

Mots qui émergent,

Mentalement sonores,

Dansent entre les lignes,

Titubant dans la métrique,

Sans perdre la mélodie,

Rejoignent à d’autres

Germinant la poésie.

Juste les mots,

Rien d’autre que mots.



M. de Melo Foucher

Ecrit au métro-ligne 12

18 mars2010

vendredi 19 mars 2010

Le Printemps des Citoyens?

Le printemps des Citoyens ?




Où es-tu France de la citoyenneté ?
Tes droits sont bafoués,
Les services publics menacés,
Et + de 50% de tes électeurs s’abstiennent de voter.
Et pourtant ils aiment protester !



La démocratie est malade et menacée,
La discrimination raciale est banalisée,
L’extrême droite ne cesse de monter.
Citoyens déserteurs réveillez-vous !



Pour changer le monde il faut s’engager.
Pour renforcer la démocratie il faut participer.
Vous êtes le mieux placé pour dire assez !
Aux urnes Citoyens ! Allez votez !
Engagez-vous !



Dite oui à la solidarité territoriale !
Dite non à la discrimination raciale !
Votez pour la justice sociale.
Sanctionnez ce gouvernement
Fêtez le printemps des citoyens !



M. de M. F
Écrit en 21 mars 2004 et révisé en mars2010